Sunday, July 24, 2016

The EP's socialist group will attend the Democratic Party's Philadelphia Convention

An S&D delegation, led by the President of the Group, Gianni Pittella MEP, will participate as international leader guests at the Democratic Convention next week in Philadelphia.
The delegation is composed of S&D vice-presidents Knut Fleckenstein MEP and Tanja Fajon MEP, European Parliament vice-chair for relations with the US Jeppe Kofod MEP and S&D secretary general Javier Moreno. The delegation will take part in the Convention in support of our sister party and the Democratic candidate for the US presidency, Hillary Clinton.
In these difficult times for Europe, America and the world, strengthening the progressive family across the Atlantic is key.
As well as attending the Convention, the delegation will meet with Democratic Party representatives and trade union leaders, among others. President Pittella will also take part in the International Leaders Forum and in the ‘EU-US relations: Regional & Global Challenges for the Next US Administration and Congress’ panel organised as part of the Convention events.
A bilateral meeting in New York with the UN Secretary General is also scheduled.
 http://www.socialistsanddemocrats.eu/newsroom/sd-delegation-attend-democratic-convention-philadelphia

Nouvelle série de mon Blog Atlantic Progressives

Après une éclipse de plusieurs années, j'ai décidé de reprendre mon blog Atlantic Progressives. L'objet, lors de sa création, était de refléter les idées, débats, événements, qui reliaient les mouvements progressistes en Europe et aux Etats-Unis.
La définition du "progressisme" était volontairement oecuménique afin d'y inclure essentiellement tous ceux qui partagaient une vision inspirée du "libéralisme" américain, une "sensibilité" attachée à la fois aux libertés et à la justice sociale. Cette tente accueillait aussi bien les vétérans de Americans for Democratic Action (ADA) que les chercheurs "centristes" du Center for American Progress ou les commentateurs plus "leftish" de l'hebdomadaire The Nation.
En ces moments troublés où l'Amérique de Trump communie avec l'Europe de Le Pen et de Wilders, il m'a paru important de suivre tout ce qui, aux Etats-Unis, alimente le débat démocratique, de relayer les opinions des politiques, intellectuels, journalistes, activistes, qui s'opposent à la dérive populiste et nativiste américaine. Et qui peuvent dès lors être des interlocuteurs et des partenaires pour les groupes européens qui s'inquiètent des mêmes dérives de l'idéal démocratique et veulent y opposer un projet fondé sur la liberté de l'esprit et la solidarité sociale.

Donald Trump et les populismes européens

La nomination de Donald Trump lors de la Convention républicaine du Parti républicain n'a plus surpris les observateurs européens. C'est avec résignation qu'ils ont couvert une Grand Messe qui était dite depuis des semaines déjà. Et c'est avec une certaine inquiétude qu'ils abordent la dernière ligne droite, très à droite, de l'élection présidentielle: après s'être lourdement trompé l'année dernière sur les chances du milliardaire new-yorkais d'emporter les primaires, les analystes et les parieurs intègrent le doute dans leurs prévisions les plus rationnelles. Donald Trump, en dépit de ses outrances (ou serait-ce "grâce à"), pourrait bien devenir le prochain président des Etats-Unis!
La question ne concerne pas seulement les relations politiques, économiques et militaires entre l'Europe et les Etats-Unis (nous y reviendrons). Une victoire de Trump serait inévitablement interprétée au regard de la scène politique intérieure européenne. Très souvent, la vie politique américaine a paru assez décalée par rapport à celle régnant en Europe. La présidence de George Bush (2001-2009) et celle de Barack Obama ont exprimé des moments politiques qui n'avaient pas de réelles convergences avec l'état de la politique en Europe.
Et pourtant. La victoire de Ronald Reagan en 1980 avait été en phase avec celle de Margaret Thatcher en 1979 au Royaume Uni et annonçait un réalignement des principales familles politiques européennes autour d'un agenda néo-libéral et conservateur. De même, dans les années 1970, l'ère Bill Clinton avait correspondu en Europe avec l'essor de la "gauche de la Troisième Voie", autour de Tony Blair ou de Lionel Jospin.
Le triomphe de Donald Trump restaure d'une certaine manière ces convergence idéologiques. La présence de Nigel Farage, l'artisan du Brexit et député européen du UKIP (Parti de l'indépendance du Royaume Uni), et de Geert Wilders, le leader du Parti pour la liberté (Pays-Bas) à la Convention de Cleveland, ont illustré cette communion transatlantique des populismes.
En d'autres termes, Donald Trump fait peur aux partis démocratiques traditionnels, non seulement en raison du risque qu'il représenterait à la tête des Etats-Unis pour la sécurité et la prospérité européennes, mais aussi parce que sa victoire cautionnerait l'approche des partis politiques européens qui usent des mêmes arguments, exploitent les mêmes peurs et courtisent les mêmes électorats.
A suivre... 



Thursday, April 19, 2012

Chis Hedges in Brussels: why I won't vote for Obama (in French)

Chris Hedges a un point de vue sur la politique américaine que l’on entend rarement dans la grande presse européenne. Les correspondants le citent peu, dans la mesure où il ne fait pas partie de la classe médiatico-politique classique et qu’il s’oppose au condominium des deux grands partis, démocrate et républicain, sur la scène électorale américaine.
Collaborateur régulier de revues progressistes et intellectuelles, comme The Nation, The New York Review of Books ou Mother Jones, blogueur de Truthdig, Chris Hedges s’inscrit dans la longue tradition de la dissidence intellectuelle américaine, qui conteste frontalement un système accusé d’être essentiellement au service du « complexe militaro-industriel », dénoncé en 1961 par le président républicain et ex-général Ike Eisenhower.
Cet ancien envoyé spécial du New York Times, lauréat du prestigieux Prix Pulitzer et auteur de nombreux best-sellers, était hier soir à l’Université libre de Bruxelles, à l’invitation du CEVIPOL et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans leurs introductions, les hôtes de cette soirée, Alain Delchambre, Pascal Delwit et Rudy Demotte ont souligné l’engagement de Chris Hedges, son regard critique. Ils ont salué l’approche libre-exaministe d’un auteur qui, sans aucun doute,  pense en dehors des passages cloutés de la pensée dominante de Washington et Wall Street. En lui laissant évidemment la propriété de ses paroles et de ses opinions.
« La trahison des élites démocrates »
En historien des idées, Chris Hedges a replacé la campagne électorale américaine actuelle dans le cadre des grands débats qui ont agité l’histoire des Etats-Unis au XXème siècle, et en particulier le combat intense et sans gants entre les partisans de la justice sociale et les tenants de l’ultralibéralisme économique.
Dans ce panorama historique, l’auteur s’en est surtout pris à un président démocrate, Bill Clinton, accusé d’avoir pactisé avec les milieux d’affaires, d’avoir dérégulé les banques et livré l’industrie américaine et sa classe ouvrière à une globalisation débridée. Et il n’a pas eu de mots plus tendres pour Barack Obama, qui est apparu, en bout de course, sous les traits d’un « avocat au service des grandes entreprises et de leurs lobbies», en rupture avec le président Franklin Roosevelt qui, lors de la Grande Dépression des années 1930, « sauva le capitalisme en domptant les capitalistes ».
Les promesses non tenues
La description de l’actuel locataire de la Maison Blanche est rude, surtout lorsque l’on se rappelle les espoirs qu’avait suscité Barack Obama lors de la campagne électorale de 2008, jusqu’à faire figure d’ « homme de gauche »  pour de nombreux observateurs européens. Chris Hedges a aligné les exemples de promesses non tenues : « la prison de Guantanamo n’a pas été fermée » ; « aucun financier indélicat n’a été arrêté, sauf Bernie Madoff parce qu’il avait volé les riches ; « les clauses les plus liberticides du Patriot Act adopté après le 11 septembre n’ont pas été supprimées » ; « le plan de santé démocrate est inspiré d’un modèle élaboré par la très conservatrice Heritage Foundation ».
L’auteur du best seller Death of the Liberal Class a même souligné que, sur certains dossiers, Obama s’était avéré plus répressif que des présidents républicains, notamment dans sa traque des fonctionnaires accusés de « filer » des documents secrets à la presse.
Pour ceux qui continuent à murmurer « Obama quand même », le constat dressé par Chris Hedges apparaîtra sans doute excessif, péremptoire, injuste, voire désespérant. Répondant à une de nos questions, l’auteur a reconnu sans surprise « qu’il ne votera pas pour Obama en novembre prochain ». Il le fera d’autant moins qu’il a porté plainte, en janvier dernier, contre le Président à la suite de l’adoption d’une loi autorisant les Etats-Unis à détenir indéfiniment des citoyens américains suspectés de terrorisme.
Pour bien préciser les choses, l’auteur a également rappelé qu’il avait été un conseiller de Ralph Nader, le « troisième homme » de la scène politique américaine, candidat de l’écologie et adversaire résolu du Big Business et du Big Government, souvent accusé par les Démocrates de faire le jeu des Républicains en débauchant quelques pourcents de l’électorat démocrate. C’est d’ailleurs parce qu’il se situe en dehors du Parti démocrate, un parti à vocation de pouvoir, et qu’il s’oppose non seulement au conservatisme républicain mais aussi aux « accommodements démocrates » que son jugement apporte une salubre et décapante originalité.
Une pensée engagée et critique
Dans son introduction, le président de l’ULB, Alain Delchambre a souligné la mission de l’université d’appuyer la pensée critique et engagée. Hier soir, comme naguère avec la militante laïque et féministe tunisienne Radhia Nasraoui, le pari a été tenu, car au-delà de son analyse sur le bilan de Barack Obama, Chris Hedges a mis le fer « la plume dans la plaie », en décrivant sans fard un modèle américain « rongé par les inégalités et la culture de la violence ».
« Le patron de Walmart (la plus grande chaîne de distribution), a-t-il déclaré, gagne 11.000 dollars par heure, son employé ne reçoit qu’un peu plus de 7 dollars ». Racontant son récent périple avec le dessinateur journaliste Joe Sacco sur les terres perdues du mythe américain – la réserve indienne de Pine Ridge, les régions minières de Virginie occidentale, le wasteland des vieux Etats industriels de l’Ohio ou du Michigan -  Chris Hedges a présenté une Amérique oubliée, fragilisée, rouillée, vulnérable, tiers-mondisée. Dans quelques semaines, un livre sortira sur cette « bourlingue indignée » au cœur de « l’Amérique des perdants ».
Il s’est aussi attaché à proposer des pistes de sortie de crise, une crise non seulement financière et conjoncturelle mais existentielle. Proche du mouvement Occupy Wall Street, Chris Hedges prône, comme avant lui les grandes figures de la dissidence américaine, la mobilisation des consciences, la non-violence et la désobéissance civile. Une campagne de « petits actes de résistance » pour recréer le tissu citoyen. Pour empêcher aussi que « son Amérique » ne soit détruite par le corporate state (l’Etat au service des grandes entreprises) et par la montée de « mouvements proto-fascistes », à l’instar du Tea Party.
Hier soir, Chris Hedges aura sans aucun doute secoué à plusieurs reprises ses hôtes et son public, mais c’est à cette condition qu’une université libre remplit sa mission de bousculer les consensus commodes et les idées réflexes. Une piqûre de rappel avant d’aborder en septembre prochain la couverture conventionnelle de la course à la Maison Blanche...
Note : Chris Hedges a écrit de nombreux livres très remarqués et très personnels. Paru en 2002, War Is A Force That Gives Us Meaning, est un essai d’une rare qualité, salué à gauche et à droite, sur la guerre et surtout l’assuétude émotionnelle qu’elle crée. Tout récent, Death of the Liberal Class rappelle le fameux livre de Julien Benda, La Trahison des Clercs. Un seul des livres de Chris Hedges a, jusqu’ici, été traduit en français, L’Empire de l’Illusion : la Mort de la Culture et le Triomphe du Spectacle, Edition Lux, 2012.
  

Wednesday, May 4, 2011

The death of Ron Asmus, a leading figure of the transatlantic dialogue


Democracy Digest, the excellent blog on democracy and human rights promotion, has published a warm tribute to Ron Asmus, former director of the German Marshall Fund, who just died from cancer. Close to Richard Holbrooke and the "Cold War liberal" tradition Ron Asmus was a key person in the attempts to forge a transatlantic movement in favor of democracy. He played a key role in former communist Eastern European countries and tried to build a transatlantic consensus on the promotion of democracy on the Middle East.
Readit at www.demdigest.net
http://www.demdigest.net/blog/2011/05/in-memoriam-ron-asmus-transatlantic-democracy-advocate/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+DemocracyDigest+%28Democracy+Digest%29 

Tuesday, July 20, 2010

Anti-Europeanism in the U.S.

In his Foreign Policy blog Simon Tisdall focused on a phenomenon - U.S. aniteuropeanism - that is a lot less studied than anti-Americanism. And he derides "en passant" the poor rationality of the "Europe bashers".
http://www.foreignpolicy.com/articles/2010/07/15/venus_envy?page=0,1

Tuesday, July 13, 2010

U.S. liberals regroup: a lesson for Europe

According to the Washbington Post, describing the creation of the "One Nation" group U.S. liberals and progressives react to the rise of the Tea Party. This initiative might be followed by European liberals and progressives that have been brushed aside in quite a few countries by "national-populists" like Geert Wilders in the Netherlands or nationalists in Flanders.
The mere bashing and criticism of conservative governments, like the PS does in France towards Sarkozy, will not be sufficient. The "lib-pros" need a really original narrative that offers a realistic and a real alternative to a rightwing that is sliding from democratic "neoliberalism" to increasingly authoritarian populism.